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DOLORES AGUIRRE: DES EPINES ET DES TOROS A ALES.

Ci-dessous une illustration grâce à un montage de photos et de videos pour tous les amis aficionados qui n'ont pu être à Alés le samedi 24 mai. Elle est trés mauvaise en qualité d'image (appareil numérique et camera intégrée) et sommaire pour le montage. Juste un témoignage et a fortiori le mien.

Vous avez bien compris que je fonctionne à l'émotion, donc il va manquer des évènements à ce "reportage". Exemple : la pique du troisième toro donnée par le picador de réserve "Chamaco" de la cuadrilla de Mehdi Savalli, je l'ai vécu de bout en bout les yeux au delà de la caméra : un homme et un cheval reliés au toro par une pique et toutes les forces qui s'exercent en même temps et personne ne céde, ni l'homme, ni le cheval, ni le toro. Au bout une chute au centre et peut-être une blessure au cheval de la cuadra Heyral...La parte facultativa de la blessure de cet acteur important n'est pas publiée. A noter les cornes en pinceaux (gros modèles) après la longue et forte poussée. Autre pique que j'ai omis de photographier celle de Jacques Monnier, parfaitement exécutée dans le morillo et bien appuyée, sans carioca, mais pas disportionnée comme a pu le croire une partie du public. Il y a des toros qui ont besoin de la pique. A Alés, je pensai que les gens savaient!

Après je vais être dure, je n'ai fait aucune image de Rafaellilo coupant une oreille à son deuxième toro, là c'est l'émotion déchargée qui a fonctionné, j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu ce scénario là ailleurs. On fait saigner au delà du nécessaire à la première pique, seule prise en brave puis piqué dans tous les terrains lors de 4 autres rencontres car le toro était mansote. Puis dans ces conditions établies, le torero a fait l'effort de lier des séries à droite et à gauche, dont le toro cherchait à sortir. Efficacité fait loi. Epée foudroyante et oreille que vous lirez et verrez dans toutes les autres reseñas professionnelles. De même pour le deuxième toro de Sanchez Vara qui semble avoir été dopé par le succés de son prédécesseur, vous n'aurez pas d'image. Ce bon toro plus petit, aux cornes évasées mais qui auraient pu être plus longues, a pris deux piques , a été foliment banderillé par Sanchez Vara et Mehdi. Ce toro m'est apparu possible et j'aurai aimé plus de croisement et moins d'injonction au public pour les olé et pour les oreilles.Une seule obtenue et le maestro s'est octroyé deux vueltas. Le toro fut'il applaudi?

Vous l'avez compris , je suis aussi venue voir Mehdi devant ce type de toros, c'est à dire les Dolorés Aguirre. Toros élevés et sélectionnés par leur ganadera pour la sauvagerie, le volume, la caste piquante et la présence en piste, pas pour 100 passes. Ganaderia majuscule pour la difficulté de lecture d'un toro, c'est ce travail que Mehdi doit encore apprendre à faire et à chaque toro adapté une lidia adéquat. Il a eu la sincérité du placement, le souhait de mettre en valeur le toro. Mais comme beaucoup il a subi le toro de Dolorés Aguirre, car en fait là c'est le toro qui commande . Comment s'imposer avec ce type de toros ?

Il va répondre à cette question petit à petit grâce au  tutorat du maestro Denis Loré, son apoderado. Pour ma part, il vient de rencontrer la ganaderia la plus difficile du marché. Et si vous regardez les trois séries filmées à son deuxième toro, il y a beaucoup de choses à retenir et d'autres à modifier bien sûr. Un début d'apprentissage devant des ganaderias de respect. Et comme je suis ces ganaderias dans le circuit, je vais pouvoir continuer à voir et à encourager les progrés de Mehdi Savalli dans ce difficille créneau où les prétendants ne se bousculent pas au portillon.

Autre point : tous les toros ont terminé la bouche fermée et bien ancrés sur leurs pattes. José Mora Manzano, banderillero de Rafaellilo m'a fortement impressionné, a salué au premier et a fait une bonne partie de la lidia pour son maestro, maestro qui a oublié tout au long de l'après midi son rôle de chef de lidia.

dernière remarque pour aujourd'hui : à 16h, soit deux heures avant la corrida il ne restait plus de places des deux derniers rangs, les meilleurs marchés. Premier prix 41 euros. Trés peu de jeunes sur les gradins .

Evelyne Lanfranchi Monleau

je ne suis pas allée voir les Palha le dimanche