cactus

EPINES DOULOUREUSES...

qu'il faudrait enlever une à une de nos mémoires. Mais de la douleur nait aussi l'envie de ne plus avoir mal et de trouver des remèdes...

Je ne serai ni critique ni partisane, mais certainement acide. Il y a tellement d'évenements qui auraient mérité d'être pointés comme des épines douloureuses pour la fiesta a los toros, la liste aurait été fastidieuse pour le lecteur, j'en ai sélectionné sept que je vais developper ci -après et illustrer. Pour les qualifier, je vous dirai qu'il s'agit des épines de l'injustice face à l'effort,  les épines du manque de reconnaissance et les épines de l'imbécilité de la notion de concurrence dans le monde taurin et les épines créées par l'irrespect caractérisé et quasi permanent du Toro de combat.

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- la fermeture de l'école taurine d'Hagetmau et l'amertume justifiée de Béatrice Brethes et de ses elèves. Mme Brethes a du stopper après sept années de travail face aux turpitudes du business taurin. Chaque fois qu'une action visant à encadrer des jeunes s'interrompt, il faut s'interroger. Que n'avons nous pas fait ou pas compris pour que cela se passe. Les simples aficionados que nous sommes se doivent de soutenir les écoles taurines par leur présence aux spectacles, aux activités . Si elles ne forment pas que des "figuras", elles apportent les données nécessaires au maintien de notre culture taurine et surtout des valeurs fondamentales aux jeunes. Trés peu de clubs se préoccupent de cet avenir, ce sont les écoles taurines qui assurent aussi cette éducation taurine. Où est donc passée l'idée de fédérer les écoles taurines de tauromachie espagnole en France ?  Il manque une structure pour en uniformiser le financement, pour créer un plan de formation, pour en surveiller le fonctionnement... Mais tout ce qui est fédéré dérange non! Qui dit école dit apprentissage, où va t'il se faire si les quelques écoles que nous avons sont malmenées. Si on veut tuer la corrida continuons à fermer des écoles, plus d'apprenti torero, plus de torero! Les toros resteront au campo et les gradins seront vides et les empresas en reconversion. Plus d'endroit où l'on imagine une pédagogie taurine et donc des freins énormes pour transmettre notre culture aux jeunes. De mon expérience avec les Chiquillos du Ricard d'Arles, section jeunes dont je me suis occupée pendant 5 ans, je garderai le souvenir de la complicité extrème entre ces jeunes aficionados et les elèves de l'école taurine d'Arles et cela dure encore trés fort.

merci Béatrice , je ne sais pas ce que vous faites en ce moment, mais Toros y Cactus vous salue et espère vous entendre, vous lire ou vous voir trés bientôt. Et vos élèves que font'ils? Toros y Cactus publiera de vos nouvelles si vous souhaitez nous faire parvenir des informations.

- des épines sont décernées aux luttes internes à la fiesta en particulier sur le net, aux partis pris délibérés qui nuisent à l'information objective,   à la competencia virtuelle entre le Sud Ouest et le Sud Est orchestrée par certains et à la xénophobie instaurée entre "toreristas et toristas", une autre absurdité contemporaine. Toutes ces observations ne vont pas me faire des amis, de toute façon j' ai trés peu d'amis et si vous vous reportez à l'article du 15 novembre, je paye mes places partout, cela me confére le droit de m'exprimer sur la qualité de ce que je paye parfois fort cher. Mon monde n'est pas celui où tout le monde pense pareil, où tout se range bien carré dans une belle armoire. Notre richesse ce sont nos différences , mais pour exister, ces différences doivent être respectées, tolérées, cultivées. Leurs expressions ne doivent pas être blessantes, injustes et gratuites. L'échiquier de l'Aficion est perturbé par la rentabilité, comme tout domaine économique, mais la cupidité doit en être absente et  c'est bien la Culture taurine qui frappe à la porte de l'Unesco pour sa reconnaissance en tant que patrimoine immatériel ? Je n'ai pas rêvé non! Soyons donc ou essayons d'être en interne au niveau d'une aussi belle idée!

fundi2arles

photo André Viard

- l'absence du maestro El Fundi de nos ferias arlésiennes est une épine dont nous aurions pu nous passer. Nous aurions pu éviter aussi les débats chiffrés qui ne regardent en rien le public qui doit, pour aller aux arènes, avoir le DROIT DE REVER, pas  celui d'apprécier le fond de poubelles des contrats, cela ne nous regarde pas, ou alors nous demandons un droit d'association . Si nous ne rêvons plus, nous n'irons plus aux arènes. Le public sera issu des tours operators et s'il n'y a pas quelques connaisseurs pour "mettre l'ambiance", les voyagistes passeront leur chemin aussi.

Arles a un devoir de RECONNAISSANCE envers le maestro EL FUNDI, je ne réécrirais pas l'Histoire dans laquelle il s'est inscrit depuis plus de 20 ans dans nos arènes. De plus le public et les toros bénéficient de sa maturité, de sa technique et de son Art .Devant tous les toros dits de respect, son courage absolu rend la Tauromachie émouvante au possible, il est l'incarnation de la volonté et de l'intelligence humaine face à la force de la bête sauvage. Ne nous priver pas de nos Héros quand ils sont encore là, c'est déjà dur de penser qu'ils peuvent nous quitter pour savourer une juste retraite.

les autres quatre épines...

demain

evelyne Lanfranchi Monleau