10 novembre 2009
THOMAS JOUBERT ET SES AMIS PREMIERE FIESTA CAMPERA
Thomas Joubert et Vincent Gueyraud
photo E.Lanfranchi
THOMAS JOUBERT ET SES AMIS PREMIERE FIESTA CAMPERA
chez Vincent Fare Mas d'Auziére ce dimanche 8 novembre avec du bétail de la famille Gallon
Beaucoup de monde , des habitués et des amis mais aussi beaucoup de nouveaux visages pour célébrer cette première fiesta campera de la peña Los Amigos de Tomasito. Thomas Joubert est redevenu Tomasito pour ses amis tout en nous montrant combien il avait grandi pendant son séjour sévillan et pendant cette folle semaine. La cuadrilla au grand complet et tous les fidéles : Gregory Boyer alias Gregorito qui sortira de second sur toutes les vaches de son ami Thomas, Vincent Gueyraud trés actif pour rentrer les becerras au toril en bon héritier de son grand père bayle gardian de la manade Ribaud. Deux novices sont devenus ce jour practicos : Jean Pierre et Pascal, deux chefs d'entreprise qui apportent un soutien conséquent à notre ami Thomas. Beaucoup de jeunesse et la famille Marie Jo , Jean Claude, Robert l'oncle trésorier et Anthony , humoriste déjà célèbre, le plus jeune oncle de Thomas. Il ne manquait qu' Emilie Tardieu, la secrétaire, terrassée par la grippe pour compléter l'équipe des fidèles : Françoise, ViVi, Graziela et les Galdéano au grand complet. Les frères Gallon ont fait honneur à leur ganaderia en apportant un bétail exceptionnel pour cette après midi champêtre. Les deux premières vaches avaient des qualités complémentaires et auraient pu faire une trés bonne à deux, l'après midi après une somptueuse paella pour plus de 250 convives, une autre trés bonne vache précéda le novillo choisi par la peña pour Tomasito. Deux oreilles et la queue, une trés grande épée du premier coup ,en place et foudroyante pour les puristes la même que les deux de Madrid le 26 juillet après une faena "chamalow"compléte et templée du début jusqu'au final. Thomas avait choisi des musiques trés douces trés proches de son toreo.
Une journée qui apporte du bonheur aux amis mais aussi au maestro à qui mon appareil photo a volé quelques beaux sourires de bien être et de simple satisfaction. Merci au Président Boyer qui fort justement nous fit remarquer que Tomasito nous avait quitté en Aout et que maintenant c'est à Thomas Joubert que nous adressons.
Que cette fête lui porte chance
Evelyne Lanfranchi Monleau
ci-contre l'album photo, si tout va bien un petit montage de la faena (à condition que Michel Galdeano m'envoit l'estocade et la sortie a hombros est à la charge de Marcel Gilles) sera bientôt en ligne
07 novembre 2009
POUR THOMAS JOUBERT : DE SALECCIA à SEVILLE
plage de Saleccia, Haute Corse
POUR THOMAS JOUBERT : DE SALECCIA à SEVILLE ...
De Santa Severa à Morsiglia, de Barcaggio à Centuri en passant par Luri et son conservatoire des fruits et légumes, j'étais loin de la planéte Toros pour qui ne saurait pas lire dans mes pensées. Avez vous essayé dans un endroit propice de fermer les yeux et de voyager grâce à votre capacité de vision intérieure? Essayez , vous serez surpris de ce que vous pouvez faire pour vous! Donc dans tout ce bleu et cette vivifiante lumière, j'ai pu penser à Thomas Joubert et à sa folle semaine taurine. Et finalement je n'ai pensé qu'à lui et à son drôle de parcours. Pas de lot de toros en tête - sauf les Victorino de la feria d'automme et tous les souvenirs de grandes tardes passées à cette même époque de l'année , dans ses mêmes arènes-, pas de torero - sauf le trés riojano Diego Urdiales, sec comme sa terre, précis et pathétique. Thomas Joubert, seul et droit dans ma tête comme son toreo!
Madrid 26 septembre : MADRID
les épées qui ne rentrent pas du premier coup, un encierro terrifiant et un bon dernier pour exulter mais les blessures des compagnons, du cheval... toute une ambiance plus morbide que festive, malgré tout, ovation au premier et petition d'oreille au second. Au téléphone Thomas ne parle que des autres, trés préocupé par le déroulement dramatique de cette course là. Pourtant les reseñas sont bonnes pour lui et le tumulte madrilène a vu quelque chose encore en lui. Les amis de Toros étaient présents cette fois, voir la reseña de Joél Bartolotti dans le numéro 1864 du 16 octobre dernier, titre "Thomas, un prénom pour le toreo".
Lundi 28 septembre : ARNEDO
Public que je plaçai au dessus du lot par son aficion viscérale, n'a pas apprécié sa tauromachie et les novillos d'Antonio Palla n'ont pas été au niveau attendu. Salut et salut, pourtant les estocades étaient en place.Le clinquant baroque des bandas del Sol n'a pas pu décoller au niveau des sentiments . Tant pis pour eux.
Mardi 29 septembre : GUADARRAMA
Des novillos de El PIlar et de Moïses Fraile (1er et 5ième) pour trois novilleros trés attendus Pablo Lechuga, Thomas Joubert et Victor Barrio. Une oreille pour Victor Barrio qui fit l'effort au meilleur novillo de l'après midi primé d'une vuelta al ruedo. Le premier de Thomas eut un bon piton droit mais s'éteignit rapidement et le deuxième aimait plus les planches que la muleta malgré les efforts de Thomas . Ovation aprés avis et silencio.
La folle semaine se poursuivit, il me semble, par un entrainement type boxing avec un défilé de toros volumineux et retors, le prix à payer pour être au top niveau pour Séville le dimanche 4 octobre. C'était sans compter sur la fatigue, sur les bousculades au-delà des hématomes, qui bien que réelles n'ont pas entamé ton envie , Thomas, d'aller jusqu'au bout en serrant les dents faire ton deuxième paseo à la Maestranza.
Dimanche 4 octobre : SEVILLA
Pour toi, deux novillos de Jose Luis Pereda, qui comme les autres du lot n'ont pas donnés grand jeu et furent qualifiés de "courts" par les revisteros. Comment la cornada arriva, je n'ai pas vu les images et je n'y étais pas, même en vision intérieure. Mais, elle a bien été là et tu n'as pu continuer. Il fallait intervenir tout de suite sur la blessure et la douleur... Silencio y cornada, titre les noticias.
Hopital et les sms et le retour sur Arles où je te retrouve de loin dans le callejon de St GIlles pour la finale de Graine de Toreros et à la monumental de Gimeaux pour l'anniversaire du Fourmigo, en fait les 25 ans de Francis Espejo, un bonnet de laine épaisse sur la tête. C'est à Francis Espejo que tu brindes devant toute l'Espagne et les cafés arlésiens, ton premier novillo à las Ventas de Madrid, un hommage à celui qui vous a tous permis de prendre votre "première épée".
Quel drôle de Petit Homme tu es ! Thomas Joubert
Tu n'oublies personne et comme le disait "El Rosco" du tendido 7 de las Ventas : "El,tiene corazon"
Pourquoi es tu rentré ? Pourquoi tous ces articles sur ton apoderamiento "Corbacho, Pas Corbacho", toutes ces suppositions, ces enjeux du business taurin? L'annonce par certains de ton alternative l'an prochain, bref!
L'essentiel est que l'on continue à parler de toi dans les anti-chambres du mundillo, sur la toile et dans les revues spécialisées, que l'on réitère tes passages dans les émissions télé taurines, car la seule chose qui compte pour nous c'est de te voir dans les cartels importants de la saison prochaine. Nous ne voulons pas que toutes ces tractations nous privent de toi . Sachez Messieurs les organisateurs que le public aficionado ou en passe de le devenir, suivra Thomas Joubert, parce qu'il a, face au toro et dans la vie ,cette douceur et ce mystère qui déplacent les foules.
Evelyne Lanfranchi Monleau
récit du 8/ 10 au 7/11/2009
Et cerise sur le gâteau ce matin je découvre qu'un sondage en Espagne sur burladero.com, te propulse meilleur novillero de l'année 2009
http://www.burladero.es/noticias/008556/usuarios/burladero/votan/thomas/joubert/mejor/novillero/ano
26 septembre 2009
EL LOTE DE THOMAS JOUBER en MADRID
EL LOTE de THOMAS JOUBER en MADRID
photos Juan Pelegrin
le plus léger 480 à gauche, le plus lourd de la course 518 kg à droite
Paseo 17h30
THOMAS JOUBER A LAS VENTAS HOY
Thomas Emilie et Jean Claude
tienta des Piedras Rojas chez Vincent Fare 2006 photo E Lanfranchi
THOMAS JOUBER A LAS VENTAS HOY
Les Lanfranchi ne seront pas à Las Ventas physiquement présents, mais en Corse tout prés du Cap. Il faut bien s'échapper du quotidien et aller chercher une lumière qui fait du bien. Et en Corse, la lumière diffuse même du granit, partout nous serons inondés de clarté. C'est de là que nous avons décidé de soutenir Thomas pour la semaine la plus importante de sa jeune carrière, sans internet, mais avec un mobile pour voir tomber les résultats sur un sms d'Emilie ou de Jean Claude, novillo après novillo. De Montealto seront les novillos, pur Juan Pedro Domecq, mais du Domecq pour Madrid particulièrement soignés en présentation et nous espérons mobilité, force et bravoure pour que la fête soit compléte. Le tendido 7 sera avec toi Thomas, ils t'attendent et te soutiennent. Voir les commentaires sur Tomas Jouber sur le site de las Ventas http://www.las-ventas.com .
Le 28, Arnedo deuxième jour du concours de novilladas et de novilleros pour le Prestigieux Zapato de Oro. Qui n'a jamais mis les pieds à Arnedo à ce moment là de l'année dans ses arènes ne sait pas ce qu'est un public "aficionado" à l'extréme. Le niveau d'exigence est trés élevé : lidia compléte du toro, tous les actes de la corrida ont un prix : capote, picador, banderillero, faena, estocade et bien sur meilleur novillo et meilleur lot.
Un public qui apprécie particulièrement la mise en valeur du toro et attend qu'un jeune novillero se préoccupe de son novillo comme d'une fiancée. Et les dites futures valeurs sûres de l'escalafon des novilleros y sont souvent à la peine et un peu chahutées. A Arnedo le public veut tout, toro, art et courage. Les ganaderias envoient des novillos astifinos, avec du trapio, donc bien présentés et les éleveurs jouent le jeu de la competencia en soignant leur lot.
Avec le club de José Caparros, nous avions fait le voyage pour assister au cycle complet et nous avions pu être les témoins du triomphe de Mehdi Savalli qui doit toujours avoir le record de quatre oreilles coupées! Je garde le souvenir d'un public qui se mit à chanter a capela dés la première passe de muleta à son premier novillo de Fuente Ymbro attendu au plein centre . Thomas soigne le tercio de piques et les mises en suerte adaptées au novillo, ils adorent et sont finement connaisseurs.
Le 4 octobre, Thomas Jouber (pourquoi ne mettent 'ils plus de T?) sera de nouveau à la Maestranza de Seville pour la finale des novilladas.
Tous nos espoirs sont avec toi, que les novillos le soient aussi et l'émotion sera au rendez vous. Suerte de Corsica.
Evelyne Lanfranchi Monleau
ps : plus aucun message jusqu'au 5 octobre
21 septembre 2009
TOMAS JOUBERT MUSICA EN SEVILLA
TOMAS JOUBERT MUSICA EN SEVILLA
A la lecture des reseñas et à l'écoute des amis qui avaient fait le voyage, Tomasito a montré sa personnalité et ses sentiments au public sévillan. La musique a joué à la première faena, gage que l'expression du toreo de Thomas a touché les andalous. Ovation au premier et vuelta al ruedo pour le second, Thomas n'a pas été aussi efficace avec l'épée qu'il l'avait été à Madrid. Que son nouvel apoderado Señor Corbacho, qui a pris les rennes de la voix au deuxième novillo apporte le suivi et la rigueur nécessaires à son épanouissement.
Fin de semaine Madrid et dans la foulée le Zapato de Oro à Arnedo. A suivre
j'y retourne...
Evelyne Lanfranchi Monleau
ps : je signerai donc chaque fois mes textes bien qu'il paraisse qu'un autre Lanfranchi que je connais bien écrive mes messages. Je pense que certains lecteurs ne font que survoler mes écrits qui sont, quand on sait vraiment lire trés féminins. Vous lui faites donc affront ! Et je le rappelle, il est corse...
20 septembre 2009
TOMAS JOUBER TOMASITO A LA MAESTRANZA DE SEVILLE
photo Olivier Causse
TOMAS JOUBER TOMASITO AUJOURD'HUI A LA MAESTRANZA DE SEVILLE
Il n'y avait que lui "Tomas Jouber" notre TOMASITO pour me faire sortir de l'ombre en ce moment. Juste vous dire que si je n'écris plus en ce moment c'est parce que je suis bléssée profondément par les pertes humaines à cause du travail dans mon entreprise et par le fait que depuis de nombreuses années nous (les médico-sociaux) alertions nos dirigeants sur l'escalade de la violence au travail, sans être pris au sérieux. Cette vague dramatique et légitime hélas ne va pas s'arrêter sans une réforme profonde des modes de penser l'entreprise moderne en mettant l'Humain au centre du ruedo. Dans mon Entreprise et ailleurs!
La Tauromachie et les Taureaux m'ont toujours apportée les valeurs et les ressources nécessaires pour mettre en oeuvre l'écoute et l'aide aux personnes en détresse, 35 ans que cela durait. Mais aujourd'hui, je me sens vidée et sans "poder" sur les choses. Je me recueille sur nos chers disparus que je ne connaissais pas, mais si proches et espère que mon émotion est partagée par tous ceux qui ont le sens de l'autre et qu'elle atteindra les coeurs les plus durs.Pour que cela change vite...
Pourquoi Thomas Joubert Bozzi me fait sortir du bois, car il incarne tout ce pourquoi je vais aux arènes : le profond amour du Toro, l'esthétique naturelle des grands, le don de soi réfléchi et la passion de mettre en valeur le Toreo et le Toro, la générosité envers le public. Tout ce qu'il suggère doit nous interpeller.
Aujourd'hui la Maestranza de Seville, c'est la plaza de Toros qui devrait lui aller le mieux car c'est là que les sentiments taurins se sont le mieux exprimés jusqu'alors et que la communion entre le toro, le torero et le public est la plus pénétrante. Le Chef d'orchestre y joue un rôle déterminant...Il ne se passe plus grand chose à Séville depuis longtemps, des détails subtils de temps en temps souvent à cause de ce que sont devenus les toros.
Aujourd'hui, même si les novillos de Camacho ne sortent pas au niveau qu'il faudrait, gageons que Thomas fera tout pour faire jouer la Musique et crééra le Beau qui me manque tant. A vous aussi peut-être... écouter vous, écouter le. Il va le faire. Suerte Tomasito de Arles.
Evelyne Lanfranchi Monleau
PS : JE GARDE POUR PLUS TARD MON AUTRE CHOC DE L ANNEE : LE TORO CLAVEL BLANCO (correction j'avais écrit CASTEL BLANCO merci Rockito)de PEREZ de VARGAS à la corrida concours d'Arles 2009, corrida concours de ganaderias, pas CONCOURS DE PIQUES ! Et ma participation en tant qu'assesseur à la magistrale présidence de Marcel Garzelli de ce mémorable évènement.
09 septembre 2009
ARLES RIZ 2009 LES TOROS DE LA CONCOURS
envoyé par arlesie. - Films courts et animations.
VENDREDI 11 SEPTEMBRE
CORRIDA CONCOURS DE GANADERIAS
Toros : PARTIDO DE RESINA, PRIETO DE LA CAL,CONDE DE LA CORTE, PEREZ DE VARGAS, CELESTINO CUADRI, HUBERT YONNET
Toreros : LOPES CHAVEZ, SANCHEZ VARA,FERNANDO CRUZ
Quelques images prises aux corrales d'Arles lors de l'ouverture le 5 septembre 2009 et musique d'Astor Piazzolla Vuelvo al Sur interprétée par Julia Migenes
note d'observation : le Partido de Resina a ramassé avec la corne des poils du Prieto de la Cal lors d'une brêve rencontre, on pourrait de loin penser à autre chose
message suivant : Militons pour la sauvegarde de la corrida concours
06 septembre 2009
MILITONS POUR LA SAUVEGARDE DE LA CORRIDA CONCOURS

"Blanquet" Ganaderia Yonnet sortira en sixième position photo E.lanfranchi
MILITONS POUR LA SAUVEGARDE DE LA CORRIDA CONCOURS...
Etre présent à Arles vendredi 11 septembre à 17h30 sera un acte militant.
Et dans tout aficionado sommeille un militant, en tout cas c'est ainsi que cela devrait être. Nous sommes peu nombreux à apprécier ce type de corrida et nous n'en expliquons pas assez la beauté et encore moins sa raison d'être.
Sa beauté tout d'abord car le Toro présenté par le ganadero ne peut pas être un "rousigon"ou un desecho. Parce que les ganaderos ont une fierté et un honneur. Il faudrait que cela soit ainsi. La présentation doit être soignée et le toro, dans le type de son encaste et de sa lignée. Cet aspect fait partie de la note finale. Je vous recommande de chercher à remplir la grille comme si vous faisiez partie du jury. Pour le jury, cette année en Arles, deux ganaderos, Bruno Blohorn et Patrick Laugier et un aficionado militant Yannick Jaoul, Président de la Muleta.
Bien sûr vous me direz que de nombreuses corridas concours servent a limpiar los corrales ou à passer un toro limite par rapport à son âge ou par rapport à un physique qui aurait dépareillé un lot. Bref tout cela vous l'avez entendu déjà! Mais il faut garder malgré tout la fraîcheur nécessaire pour accueillir avec l'âme bien nette ce toro là qui va passer la porte du toril pour nous montrer qui il est et d'où il vient et qui doit se comporter en bête de combat comme sa nature profonde le lui commande. Même si, à la fin il faut faire le constat que la main de l'homme a bien perverti la Nature. Et que chez les Toros c'est comme chez les Humains, il y a toutes sortes de comportements et de caractéres quelquefois peu glorieux, quelquefois héroïques jusqu'à l'abnégation totale, proche de la bravoure "imbécile". C'est avant tout le travail de sélection du ganadero qui est visible en piste et ses méthodes d'élevage. C'est ce qui devrait conduire à soigner le choix du Toro présenté.
La beauté de la corrida concours et son corollaire éducatif résident dans le premier tercio ou le tercio de picar. On y pique les toros différemment ou plutôt comme ils devraient toujours être piqués : avec attention et respect. Avec attention, car le maestro soigne la mise en suerte (la façon de placer le toro avant la pique) et décompose tous les temps de cette mise en valeur du Toro : placement, dosage de la pique, action réelle pour sortir le toro du cheval et le replacer tant que la Présidence (qui retrouve ses prérogatives ce jour là) n'arrête pas le tercio.
La beauté du picador, torero à part entière qui peut montrer au public son habileté à cheval en citant le toro de face et donc sa loyauté (ainsi le toro ne se précipite pas sur un mur comme cela est le cas quand le cheval est présenté parallèle aux planches), il montre son adresse en atteignant le bon endroit : l'arrière du morillo du toro avec sa lance, bien en avant de l'impact du toro sur le cheval et ainsi tenir, un instant, le toro à bout de bras sans autre aide que sa propre force, tout en ouvrant la bride vers l'extérieur et en accueillant la force brute du toro avec la sérénité d'avoir déjà bien fait son travail. Et un picador qui s'exprime en mettant le toro en valeur confère à cette suerte une dimension émotionnelle et artistique qui surprendra le spectateur non averti et qui l'intriguera. Et quand on devient curieux en tauromachie, comme ailleurs on peut devenir fan.
En corrida concours, la pique sert donc à mettre en valeur les qualités du toro et non pas comme en corrida formelle où elle sert uniquement à diminuer le toro pour mettre en valeur le troisième tiers et donc le torero à pied. Diminuer c'est normal, et cela devient hélas souvent détruire du premier coup (une seule rencontre trop forte aux dégâts considérables) et cela ne permet pas la plupart du temps au toro de tenir une faena complète et alors on assiste à une chorégraphie bien rodée : c'est le torero qui passe et le toro qui toréait immobile au centre les quatre pattes bien plantées. Pas besoin de vous donner des preuves. Repassez les images...
La beauté de la concours, c'est aussi pouvoir observer tranquillement le travail somptueux des chevaux de pique, dressés pour être de vrais acteurs de ce tercio. Ils contribuent par leur savoir faire intelligent à la mise en valeur du Toro en absorbant en souplesse sa charge, sans la fracasser . Cet apport contemporain d'Alain Bonijol, de son équipe et de ses chevaux est considérable pour la survie de la corrida, car l'alliance cheval picador toro ( le tercio de piques) permet de pouvoir combattre à pied un adversaire prêt à révèler le courage, la technique et l'art du torero. Et si ce tercio se réalise ainsi le toro dans la faena va exprimer peut être d'autres qualités profondes telle que la "noblesse", prolongation de ce qui se sera montré depuis l'entrée du toro en piste, sa capacité à charger droit, en longueur, en puissance et en sauvagerie en acceptant le temps d'un regard de répondre aux cites, mais en gardant un oeil sur les fautes de placement de son guide pour le rappeler à l'ordre! Et l'on ne pourra pas dire "on ne sait rien de ce toro, on n'a pas pu le voir", car détruit à la pique.
Donc pour moi tout simplement la concours est aujourd'hui le seul spectacle tauromachique où tout est en place pour voir un toro dans sa globalité.
Bien sûr il faut tous les ingrédients décrits. En Arles, Les chevaux y seront , les picadors y seront récompensés, les toros représentent des élevages reconnus et aimés des aficionados, ils demeureront les inconnus malgré tout et c'est bien cela aussi qui nous fait aller aux arènes. Les toreros sont des modestes valeureux, nous aurions tous aimés des lidiadors tel que El Fundi, mais là aussi soyons attentifs à la capacité des toreros à se transcender face à une bête de "concours" et à saisir la chance ce jour là. Mais ils auront aussi à coeur de vouloir remporter le prix du meilleur lidiador "Prix Nimeño II" créé cette année par la CTEM d'Arles.On y fêtera aussi les 150 ans de la ganaderia Yonnet. Tout est en place...
Aller à la corrida concours, c'est faire un acte militant pour la maintenir et la pérenniser
A Vendredi.
EVelyne Lanfranchi Monleau
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23 août 2009
JUAN BAUTISTA SEBASTIEN CASTELLA BEZIERS 2009 SPOT N°1 MANO A MANO
BEZIERS VENDREDI 14 AOUT 2009
BONJOUR TENDRESSE !
Arrivée à Béziers à 16h30 sous un soleil de plomb, avec le président Caparros et Margaux Laugier, jeune ganadera de l'élevage Dos Hermanas, nous avions du mal à respirer et à trouver un coin ombragé pour nous désaltérer. Le Bar "le Plaza" fera bien l'affaire , au coin de la rue la foule était alignée au fil de l'ombre et semblait attendre le départ de l'encierro comme le font les corredores à Pamplona prés de la porte des corrales!
Ambiance taurine et bon enfant ! Tel allait être notre après midi de toros.
Les arènes sont copieusement remplies pour un vendredi, des personnalités dans mon tendido bajo : Claude Serillon et sa compagne et au palco municipal Hervé Schiavetti, maire d'Arles aux côtés du maire de Béziers Raymond Couderc. Les " petits" sont soutenus par leur ville ! Et c'est normal, mais les réactions du public sont allées cette fois au delà du chauvinisme, du parti pris imbécile et au delà de l'asservissement de la présidence aux bons résultats systématiques pour ce type de course.
Donc Palmas pour moi au PUBLIC , tel qu'il était ce jour là, capable de s'adapter et de réagir à la lidia de chaque toro, au travail de chaque torero. Public qui sut "mettre un bronca d'enfer" à Juan Bautista, non pas pour une faena sans succés mais pour un geste d'énervement envers son premier toro, un beau rouquin avisé avec qui, il ne s'est pas entendu. Ce même public, après avoir obtenu les deux oreilles pour Sébastien à son premier toro, réaccueillit Juan Bautista à son retour en piste pour le troisiéme toro avec un ovation d'encouragement à faire dresser les poils sur les bras ! Déroutant ? Non, Aimant, Oui.
Une ovation qui galvanise, qui met en quelques secondes les neurones en place, l'envie aux bords des lèvres et qui propulse le corps en avant. C'était parti, Juan Bautista redevint lui-même : conquérant, attentif, au delà du trapio et des cornes pointées haut vers le ciel, aux signes de caste de ce beau toro noir brillant. Faena essentiellement droitière conclue d'une épée valant oreille à elle seule. Donc match nul aprés le troisième toro. Sincèrement il n'y eut pas de competencia affichée entre les deux toreros.Ils ont passé l'âge de la maternelle, ils composent chacun avec leur personnalité une oeuvre comme le faisaient à l'époque les Compagnons au hasard des routes. Juan Bautista cherchant l'étincelle qui le met en marche vers ce classicisme qui me plait tant et qui le fait triompher de lui-même et Sébastien venu faire plaisir à ses amis et mettre en valeur par sa "tendresse", çà c'est un mot de femme, les toros de la casa et il eut pour ses toros là les yeux de "Chimène". Encore une fois une belle histoire humaine s'écrit et se prolonge sur le sable des arènes grâce aux toros.
Les durs ingrédients techniques:
LES TOROS
Six toros des Monteilles sans nom communiqué par les éleveurs, c'est dommage, ils méritaient le baptême.
Présentation "TOP MODEL", bien roulés, luisants et bien encornés sauf le N°112 (premier de Sébastien)
Si vous retenez ce qui va suivre, vous pourrez mieux lire la prochaine corrida de la famille Margé :
Je savais que le marquage chez Margé avait un sens pour décoder l'origine des toros. Avec l'éclairage de Serge Calmels, aficionado bien connu de Béziers, voici ce que les toreros et les cuadrillas savaient :
toros 1 (n°36 ) et 4 (n° 28) origine Cebado Gago (0 à 99)
toros 2(n°112), 3 (n°122) et 6 (n°100) Nuñez del Cuvillo (100 à 149) cinq oreilles ce jour
toro 5 (n°168) Santiago Domecq (150 et +)
Il reste que depuis le temps de la création de la ganaderia Margé, la sélection et les méthodes d'élevage propres aux ganaderos ont apportés des touches personnelles, mais les trois sangs sont menés séparement alors pourquoi se priver de réfléchir aux comportements vus en piste en tenant compte de ce paramètre. Un intérêt de plus pour l'aficionado.
Toros tous applaudis à l'arrastre, deux le méritaient vraiment.
LES PIQUES
Point noir du jour
7 piques, seul le dernier toro prend deux piques ou plus exactement deux rencontres, mais vous pourrez le voir en dernière partie de la video, c'est sûrement parce que la première pique a été manquée, Gabin s'y reprend à plusieurs fois avant de bien tenir le toro, le toro pousse mais sans la puya et Sébastien le remet en suerte.
Toutes les piques uniques ont été cariocées , sauf la puya du deuxième toro de Juan Bautista donnée par Jacques Monnier et le cheval Nuts, où le toro malgré le tour exécuté par le cheval et le cavalier sous la poussée a pu sortir librement, le picador n'empêchant pas la sortie du toro.Toro bien piqué au morillo et tête bien réglée après dans la muleta du maestro.
Il y n'eut qu'une rencontre en général, mais les toros étaient copieusement piqués et saignés abondamment jusqu'au sabot. La présidence n'eut aucune velleité de désobéir aux toreros qui demandaient l'arrêt de la suerte de picar. Et pour cause, les toros étaient piqués à fond dés la première. Et surtout aucune protestation de ce public tout acquis à la cause des toreros et des toros- une pique unique semble, hélas, tellement plaire au public-. Il est aussi certain que ces toros n'auraient pas supporté deux piques de la même intensité. Bref, le cycle infernal. Mais à part Dominique, mon amie et moi, cela n'a gêné personne! Nos voix ne portent pas assez et on n'allait pas casser la tendresse ambiante.
LES TOREROS
un quite de Morenito de Nîmes offert par Sébastien
Cinq Oreilles :
deux Juan Bautista à son deuxième
trois Sebastien : deux au deuxième et une au dernier (complétement à contresens de ce qu'il s'est passé en piste : rien ou Sébastien toréait seul, son toro était plombé)
un certain nombre de descabellos, un certain nombre d'avis, mais une douceur et une tendresse qui se poursuivirent par une sortie triomphale des deux toreros accompagnés de l'éleveur Olivier Margé, tous a hombros. Beaucoup trop de triomphalisme c'est sûr, mais je retiendrai l'effort consenti de Sébastien pour mettre en valeur les toros de ses amis et le sursaut de Juan Bautista grâce à un public venu pour se régaler de chaque instant.Et Félicitations au formidable orchestre montois qui a manifestement contribué au succés de la journée.
Evelyne Lanfranchi Monleau
12 août 2009
DESSINE MOI UN TAUREAU
DESSINE MOI UN TAUREAU
Tel est le thème du concours de dessins organisé par la coordination des clubs taurins du pays d'Arles pour la deuxième année. 54 participants en 2008, autant d'enfants qui franchissent l'enceinte du Salon du Toro pour venir recevoir leurs prix, partager un goûter et regarder avec papa maman les toros qui attendent la corrida. Une photo avec de jeunes toreros venus discutés avec leur futur public et Hervé Schiavetti, notre maire qui soutient par sa présence chaleureuse toutes nos manifestations qui visent à transmettre notre culture taurine. De beaux cadeaux, de trés beaux dessins.
Pour porter ce projet 15 clubs taurins, mais hier soir trois seulement ont répondu à l'appel, beaucoup sont en congé, d'autres ont beaucoup de mal déjà avec leur propre club, alors se déranger pour une "coordination"! Et seulement quatre dessins dans la boite aux lettres de la maison de la vie associative! Que se passe t'il ? L'individualisme si répandu dans notre société touche donc aussi nos plus fidèles militants.
La cause des enfants et de leur accés à la culture taurine passe par le jeu, mais aussi par le dessin . Le jeu du taureau, c'est à l'école et dans la rue et l'expression de leurs émotions taurines se fait par ce support énigmatique qu'est le dessin.
Cette année, il y a des cornes, du sang, l'infirmerie, les fleurs et le guichet de vente des billets qui s'appelle en Espagnol "taquilla". De la course camarguaise, des taureaux dans les champs et un prodige de 4 ans qui a voulu concourrir comme son grand frère et déjà de généreuses personnes ont envoyé des lots de surprises.Alors il ne manque que les candidats, le bouche à oreille, l'envie de partager, de communiquer TORO, c'est pas le moment de baisser les bras. Ne nous privons pas de ce moment de communion autour du toro!
Alors on va faire l'enfer avec mon complice Jacques Sevenier JIES, photographe singulier de la corrida et de la vie arlésienne. pourquoi singulier : parce qu'il photographie la corrida telle quelle est ! par forcément toujours esthétique, avec aussi des passes ratées, des maladresses, des incertitudes, des capotes sur la tête. En tout cas il a pensé lui à photographier les ganaderos français honorés par la municipalité de Tarascon lors du mano à mano. Son site http://jies-arles.over-blog.com à découvrir. Jacques est aussi secretaire adjoint de la coordination des clubs taurins réunis du pays.
Donc parler de ce concours de dessins, faites le faire à vos enfants et petits enfants et peu importe si vous êtes loin d'Arles après tout. Envoyez vos créations à l'adresse suivante : CTP du Pays d'Arles, maison de la vie associative. 13200 ARLES FRANCIA http://ctrarles.over-blog.com pour la suite du réglement du concours.
Evelyne Lanfranchi Monleau












